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  • Marc Thivierge

Transition

Mis à jour : 17 août 2019

Mon esprit artistique a significativement évolué ces dernières années. Je vis avec une réelle passion ce dont me parlait l’ami peintre-vitrier Jean Pierre Contant il y a quelques années, lors d’une rencontre dans son atelier de Saint-Armand. Jean-Pierre affirmait qu’un artiste qui se respecte se doit d’être fidèle à lui-même et se tenir hors de sa zone. Il disait qu’un artiste qui ne fait pas de recherche sur son art stagne, fait du sur place. Ses paroles sont restées ancrées en moi. Elles sont devenues un leitmotiv, une façon de voir mon travail artistique. Le changement qui s’opère depuis ces dernières années équivaut pour moi, à l’avancement, à faire un pas vers une destination que je n’avais pas planifiée. Je chéris cette aventure, ce monde inconnu, j’oserais presque dire ce mystère de moi à percevoir. C’est le merveilleux imprévu, le rendez-vous insoupçonné avec des découvertes petites ou grandes.

Ces derniers temps je suis passé du collage à la peinture. J’ai vécu ce changement avec un léger tremblement interne, par intérêt de vouloir faire autre chose, par ennui que peut parfois susciter le collage des petits bouts de papier. Je suis sorti de ma zone de confort, celle rassurante de la colle et des languettes colorées.

Je me suis lancé dans la continuité du mouvement et des couleurs vives avec un nouveau médium. Une fois les premiers traits de mouvement esquissés, les idées se bousculent et ma vie au Portugal s’annonce. Les couleurs de l’acrylique sur les canevas m’éblouissent comme le font toutes les teintes qu’utilisent les portugais. L’amour dans ma vie a aussi pris un tournant passionnant, il rempli mon âme de joie mais aussi de paix. Cet amour stimule ma créativité. J’entends encore Laurent Viens, mon mentor, me souffler : « hey mon fifi préféré, la vie t’apporte des cadeaux. »

Je ne renie pas le collage, bien au contraire. Cette étape a été formatrice. Toutes ces années à découper des bouts de papier multicolores m’ont fait découvrir que j’ai la fibre artistique, que je peux me considérer comme un artiste. Elle n’est pas révolue, elle m’a mené vers autre chose.

Les encouragements pour poursuivre ma démarche artistique sont venus de plusieurs sources. L’une d’elle d’une dame qui m’a confiée, les larmes aux yeux, lors d’une exposition collective, que mes œuvres lui redonnaient espoir en la vie, lui faisait du bien. Elle voyait beaucoup de lumière et de sensibilité dans mon travail. Elle m’a confié qu’elle avait vécu des moments difficiles. Cet ange venu du ciel m’a permis de réaliser que ce que je créais était bon et faisait du bien. Le fait que cette exposition collective n’ait pas été un succès monétaire pour moi n’a jamais vraiment eu d’importance. Je crois que je devais faire cette exposition afin de rencontrer cette dame. Merci les dieux.

Une autre personne qui m’a grandement encouragé est un Américain. Cet homme, qui fait du vélo régulièrement et avec passion sur les routes convoitées de Frelighsburg, est conservateur au MOMA. Lui et sa femme ont acquis cinq de mes œuvres. Ce fût pour moi plus qu’un encouragement puisque cet homme à demander que je le tienne informé de mes nouveautés et de mes prochaines expositions. Puis une conservatrice à l’emploi du gouvernement canadien, une autre professionnel dans le domaine des arts fut attirée par mon travail artistique. Je suis étonné, agréablement surpris, puis reconnaissant de ces rencontres qui m’ont permis d’avancer.

J’ai toujours un doute sur ce que je mets sur canevas. Ça me rappelle ce que le chanteur Richard Séguin m’avait dit lors d’une entrevue « Le jour où je serais entièrement satisfait d’une chanson je vais arrêter. » Ses paroles resteront à jamais gravées dans ma mémoire.

Au plaisir


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